Réformables, les garderies à 7 $?

- 24 mars 2011

On a tous déjà entendu quelqu’un, ou l’amie de quelqu’un, raconter que son enfant poireaute sur une liste d’attente en garderie. Dans plusieurs CPE, le délai dépasse maintenant trois ans. Quand vous recevez l’appel, votre enfant est déjà à la maternelle!

Il manquerait environ 50 000 places dans la province, selon les estimations de l’Association québécoise des CPE. Dans son dernier budget, le gouvernement promet de créer 15 000 places subventionnées d’ici 2016. Aucune cette année, mais de 3000 à 4500 places chaque année suivante.

Le gouvernement peut difficilement faire mieux. Il est contraint, par manque d’argent, à limiter les places. Car ça coûte cher. Ces 15 000 nouvelles places coûteront 560 millions $, selon lui. L’Association québécoise des CPE parle plutôt de 219 millions $ par année. En incluant le coût des récentes ententes syndicales, cela portera le coût total du programme de garderies à plus de 2,5 milliards $ par année.

Je n’ai jamais compris pourquoi l’État s’improvise gardienne de nos enfants. Qu’on me comprenne : je suis tout à fait d’accord avec les buts de ce programme — hausse de la participation des femmes sur le marché du travail, conciliation travail-famille, etc. Ce que je trouve discutable, ce sont les moyens que nous avons choisis pour y arriver.

Faire autrement

En ce moment, nous avons un système mur-à-mur. Les riches, comme les pauvres, payent seulement 7 dollars par jour. L’État décide du nombre de places à créer, et verse l’argent au système — dominé par la bureaucratie et les syndicats —, au lieu de le verser aux parents. Sans surprise, la facture gonfle chaque année. Depuis sa création, le coût du programme de garderies a augmenté plus de six fois, alors que le nombre de places n’a même pas triplé.

Mais si on veut aider les familles moins aisées, pourquoi ne pas leur envoyer un chèque? Et les laisser choisir une garderie sur le marché? Il en coûte à l’État environ 45 $ par jour, par enfant, pour financer une place à 7 $. Pourquoi ne pas envoyer cette somme directement aux parents? Ce serait trop simple? On atteindrait pourtant les mêmes buts. La mère se trouverait une garderie, et pourrait retourner au travail. Ce serait aussi plus flexible. Les pères et mères qui veulent élever leurs enfants à la maison un jour ou deux par semaine seraient compensés.

Quant aux riches et à tous ceux qui ont les moyens de payer, ils ne recevraient aucun chèque. L’État économiserait. Et celui-ci n’aurait pas à gratter ses fonds de tiroir pour créer des places, car le marché s’en chargerait. À 45 $ par jour par enfant, il ne manquera pas de Québécois et Québécoises pour offrir des services de garde! Les files d’attente diminueraient, et tout le monde serait content.

Vous vous inquiétez de la qualité des éducatrices? L’État peut continuer d’encadrer le secteur, et s’assurer que les garderies respectent des standards élevés. Mais il n’a pas à offrir lui-même le service. Et si on juge que des enfants issus de certains milieux défavorisés n’ont pas accès à d’aussi bonnes garderies, on peut implanter le concept des CPE dans ces milieux, spécifiquement.

Soyons réalistes : ce programme est insoutenable dans sa forme actuelle. Soit on le réforme, soit on fait payer les parents 10-15 $ au lieu de 7 $.

Mais une réforme, c’est rêver en couleur. Tout le système est bureaucratisé et syndiqué mur-à-mur. Si vous osez proposer des changements, les syndicats débarqueront dans la rue. Et les parents, otages, devront s’absenter du boulot.

C’est dommage. Je suis convaincu qu’on peut atteindre les mêmes buts sociaux, à moindre coût, en faisant les choses autrement.

57 commentaires

  1. André dit :

    Encore une fois tu penses comme moi David, envoyer un chèque ou donner un crédit d’impôt au parent qui ont des enfants, comme ça tout le monde pourra en profiter et ça sera juste pour tout les payeurs de taxe, pas seulement les priviligiés qui ont une place.
    Au Québec, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer? On n’est pas sorti de l’auberge!

  2. Deric Caron dit :

    Non, l’avenir de ce programme va être comme le reste des programmes sociaux, il va couter toujours plus cher et va devenir toujours plus médiocre.

  3. cp dit :

    Derniere belle innovation (qui ne merite pas d’ovation) du pauvre modele quebecois qui n’interesse personne aux monde, quel ingenerie! des regimes universelle qui finissent toujours dans la deche! si tu donne un os a un chien gare a toi si tu essait de lui enlever mais un jour ou l’autre ca va peter tout ca!!! le credit a ses limites!!! en passant maudit que ca va mal dans les hopitaux’ pourtant ont viens de leurs donner $25 penser vous qu’a $100 ca serait mieux ou a $200 ou encore $1000! vous inquieter pas ca va venir!!! ca va brailler dans pouponniere. ont fait quoi??? comme toujours! RIEN

  4. Daniel dit :

    Vous avez parfaitement raison, nous avons eu 4 enfants et ne nous sommes jamais cassé la tête pour la garde de nos enfants. Nous payions et avions des déductions fiscales à la fin de l’année qui à mon avis étaient plus avantageuses que maintenant. Non seulement les garderies à 7.00$ ne vous accordent pas de déductions fiscales mais vous êtes imposés comme tous les Québécois pour rembourser avec bien sûr un  »petit » surplus pour l’administration (fonctionnariat et syndicats).

    P.S.: N’oublions pas l’assurance médicament à 125.00$, la gentille Mme. Marois si je ne me trompe qui a mis en place ce meveilleux système a cavalièrement envoyé promené des gens très en connaissance de cause qui lui ont fait savoir que c’était impossible à ce tarif, je ne suis pas certain mais je crois que c’est peut-être eux qui avaient raison.

  5. daniel bourdon dit :

    Les garderies à 7$ sont contrôlées par les syndicats et une supperbe créature du PQ. Le C.A. d’une garderie change au 3 ou 4 ans alors que les syndiquées restent en place le temps d’une carrière.Est-ce le rôle du gouvernement de fournir un service de garderie?Le gouvernement devrait offrir des incitatifs fiscaux aux parents qui travaillent et qui utilisent les services d’une garderie privée ou d’une coopérative en garderie. Toutes les garderies devraient obligatoirement détenir un permis pour pouvoir offrir un reçu pour fins d’impôts.Le gouvernement pourrait implanter un système de contrôle de la qualité avec des peines sévères pour les délinquants.

    Le 7$ n’est que la pointe de l’iceberg. Les garderies en milieu familial sont syndiquées donc, un droit de grève. Les familles d’accueils seront syndiquées (si ce n’est déjà fait)alors quel bordel attend le Québec.

    Si notre modèle québéçois est si juste et équitable, alors pourquoi les autres provinces canadienne n’offrent-t-elles pas le panier de programmes universel obligatoirerererererere

    Personne ne veut de garderies, de l’assurance médicaments, de la SAQ et du RQAP, de la RRQ etc etc etc etc.

  6. ray dit :

    C’est des solutions de boomers c’est pour ça que ça coûte chère ,le problème au Quebec c’est que l’on apporte des solutions des années 1970 à des problèmatiques des années 2000 et +, nos dirigeants son d’une autre époque.

  7. Bert dit :

    Comme dans les hôpitaux, le système des garderies ne fonctionne pas, trop de bureaucratie, pourquoi faire simple quant on peut faire compliquer, ça c’est bien le modèle québécois.
    La structurite aigüe propre au Québec, commence à faire son oeuvre de l’appauvrissement des québécois.

  8. Robert dit :

    J’entends vos critiques et je les comprends, mais essayons de pousser notre réflexion un peu plus loin. Premièrement M. Descôteaux, le système que vous préconisez est le suivant : taxer davantage les riches pour remettre aux pauvres. En tant que payeur d’impôt ayant un revenu supérieur à la moyenne, je peux très bien comprendre que l’on veuille doter le Québec de certaines mesures sociales. Par contre, ce que vous proposez, c’est qu’on me demande de cotiser à un système auquel je n’aurai pas accès, ce n’est pas logique. Si on devait payer 135$ par jour pour envoyer nos 3 enfants à la garderie, il serait possible que ma femme se dise qu’il est préférable de rester à la maison et ainsi hypothéquer ses avancements de carrières. Cela me semble inacceptable dans la mesure où j’ai cotisé plus que ma part en impôts durant les dernières années. Cela serait aussi fou que le fait que je n’aurai pas le droit à mon supplément de revenu garanti à ma retraite puisque, si la tendance se maintient, mon revenu sera trop élevé. Le fait est que je vais y avoir tout de même contribué toute ma vie!

    Bon, je suis prêt à consentir avec vous tous que l’État nécessite une cure de rajeunissement majeure. Il en coûte moins cher par étudiant à l’État finlandais en frais d’éducation qu’un étudiant au Québec. Or, il se trouve que le parcours scolaire est gratuit du premier jour jusqu’au dernier en Finlande. La solution n’est donc pas nécessairement d’abolir nos programmes, mais bien de trouver le moyen de les rendre efficaces et c’est sur ce point que nous devons travailler collectivement.

    Il y a des solutions à nos problèmes, mais je vous tiens à vous aviser qu’elles ne sont pas dans les théories néolibérales. Vous irez voir ce qui s’est passé en Argentine, Chili, Russie, Pays Baltes (après l’URSS), le libre-marché était LA doctrine. Malheureusement, cela fait parti des plus grands gâchis économiques de l’histoire. Si vous pensez que nos voisins du sud font mieux, il est grand temps pour vous de lire des rapports sur les inégalités sociales dans ce pays le plus  »riche » au monde avec 27,5 millions d’individus sur le chômage et endetté à plus de 14,2 trilliards de dollars grâce à l’avarice et la cupidité des gens de Wall Street.

    Je vous mets donc au défis de me trouver 3 pays où l’État n’intervient pratiquement pas dans l’économie et que vous jugez que l’on devrait prendre pour exemple. Honnêtement, je cherche, mais je n’en ai pas trouvé un seul…

    Plutôt que de propager une image négative de notre État, impliquons-nous et tentons de renverser la vapeur! Notre gouvernement a besoin d’individus provenant davantage de la droite libérale afin d’optimiser nos finances publiques. Il faut juste éviter de penser que le désengagement de l’État est la solution à tous les problèmes…

  9. LP dit :

    Je me demande si vous avez des enfants? Je serai pas surpris que la réponse soit non. C’est toujours la même argumentation, pourquoi devrais-je payer si je n’en profite pas? De penser comme ça, ça fait pas une société ben forte.

    Je ne suis pas d’accord avec la proposition de transmettre des chèques. Prenons l’exemple des garderies à Ottawa. Il en coûte présentement $60 par jour, comparativement à $40 il y a deux ans. C’est complètement ridicule. Au moins, avec notre système québecois, on contrôle en quelque sorte les coûts.

    Je propose plutôt un gradation dans les prix, avec un maximum dans les $15-20.

  10. Alain dit :

    Je trouve ce système de garderie socialiste , absolument abominable , je suis peut être un peu paranoïaque mais , le socialisme ayant pour but d’abolir les classe sociales ,excluant bien sur ,la classe politique,syndicaliste,médiatique et environnementaliste, alors quoi de mieux que de créer un tel système et d’investir plusieurs milliards pour inculquer, des notre plus jeune age , ces valeurs de gauche. Les enfants sont de vrais éponges,ils enregistrent tout, être en contact si jeune avec l’idéologie syndicaliste,environnementaliste etc…Quoi de mieux que ce réseaux uniforme pour permettre, la continuité de partis politiques, maternants et déresponsabilisants de gauche,ne réfléchissez plus,ne le ferrons pour VOUS!!!

  11. désabusé dit :

    c’est le rêve de chaque politicien de laisser un monument, les CPE, c’est le monument de Pauline.

  12. PBrasseur dit :

    Pffff… vous en avez de ces idées…

    Envoyer un chèque (ou un bond d’achat) c’est bien trop simple et ça ne fait pas vivre plein de fonctionnaires et leurs syndicats…

  13. jpbelleau dit :

    Mon enfant ne vas pas dans un CPE. Je dois débourser 20$ par jour, mais 1 fois par mois, je reçois le crédit d’impôt par anticipation sous forme de chèque qui fait en sorte, qu’au total, il m,en coûte un peu moins de 7$ par jour. Alors, votre solution monsieur Descoteaux existe déjà, mais le provincial n,en fait pas du tout la promotion. Pourquoi ? Si tout le monde agissait comme notre famille, il y aurait beaucoup moins de bureaucratie, les éducatrices pourraient sortir de l’appareil gouvernemental et devenir 100% privé (ouch! les syndicats vont paniquer…)

  14. RichardB dit :

    Enfin une réflexion développée. Mais n’oublié pas qu’il est plus facile de critiquer, que d’apporter des solution.

    Il y a longtemps que notre système étatique doit être revu et corrigé. Ce n’est pas les connnaissances et les méthodes qui manquent pour corriger le système. Ce n’est qu’une volonté de nos élus et de notre part d’exiger qu’ils le fassent.

  15. Ace dit :

    Petite correction. Le système n’est pas à 7$ pour tous. Pour les familles présentant un revenu au dela de 100k$ et n’ayant pas accès au système public, le coût journalier fluctue de 7$ à 20$. Pour les familles en bas de 100k$ le coût final est d’environ 2$.

    Entièrement d’accord avec le concept de donner l’argent aux parents. Ça créerait une épuration. Actuellement bien des milieux familiaux proposent des horaires du genre 6h30 à 4h30 et réussissent à remplir leurs locaux. Pour les banlieusards qui travaillent à Montréal ça veut dire, se lever vers 5h00. Apporter l’enfant à 6h30 à la garderie. Arriver au travail à 7h30. Travailler son 8h00. Quitter le travail vers 15h30 et aller chercher l’enfant. Au moindre retard, pénalité.

    En résumé, ces milieux familiaux sont réservés aux enseignants des régions où ils ont pignon sur rue. Et comme il y a pénurie même pas besoin d’être intéressé aux enfants. Seulement besoin d’avoir un permis. Et les groupes de certaines régions sont organisés en système. À Brossard par exemple les milieux familiaux sont couverts par leur CPE maître. Le gouvernement enquête, mais sa diligence est très faible sur le dossier.

    On a aussi les amis à Tomassi là dedans. C’est à dire des garderies privées qui reçoivent la subvention du gouvernement comme un CPE public. La différence c’est que ce sont eux qui gèrent. Ces garderies sont moins coûteuses pour le gouvernement. Mais les parents doivent verser des pots de vins pour obtenir et conserver leurs places, car les garderies privées refusent de fonctionner avec les listes BILA. Ils fonctionnent au favoritisme.

    Beau petit système nauséabond.

  16. Eric Le Lucide dit :

    Une petite histoire personnelle sur les garderies à 7$. Quand ma femme est tombé enceinte, nous nous sommes enregistrés très rapidement auprès des CPE avoissinants. Évidemment quand fut le temps pour ma femme de retourner travailler nous n’avions toujours pas de garderie pour ma fille.

    Nous avons alors trouvé près de la maison une garderie privée à 20$/jour. L’éducatrice offrait un service hors pair, rapport quotidien des activités, heures d’ouverture flexible pour nos heures de travail (disons que nous ne sommes pas fonctionnaires!!), sourire, etc. Quelques mois plus tard, heureuse de nous apprendre qu’elle était maintenant accréditée par le CPE et qu’il ne nous en coûtait plus que 7$/jour. Bonne nouvelle vous croyez ?? Et bien non, tout d’un coup, les rapports quotidiens n’étaient pas rendu, des commentaires quant aux heures de départ et d’arrivée, air bête, etc. Et oui, tout d’un coup nous en avions pour notre 7$/jour !! Qu’avons nous fait….nous avons trouvé une autre garderie privée à 20$/jour. Sa nouvelle garderie était, et est demeurée privé, jusqu’à ce que ma fille entre à l’école, nous avons eu un service hors pair pendant toutes ces années. Et ces quelques journées où les CPE manisfestaient…ma garderie était ouverte !!

    Imaginez que c’était même avant la syndicalisation… je n’aimerais pas être parent d’un enfant en garderie à 7$ en ce moment.

    Je suis d’accord avec Robert, pourquoi les riches seraient-ils empêché d’accéder au système de garderie à cause de leur moyen financier. Tant qu’à y être si c’est le cas, les riches devraient avoir un accès prioritaire au système de santé car leur temps vaut plus cher. On ne peut pas avoir que les inconvénients (payer nos impôts), il faut aussi que le système nous donne des avantages.

  17. Sébastien Daneau dit :

    Oui, parce que les familles pauvres peuvent se permettre d’attendre à la fin de l’année pour recevoir un retour d’impôts.

    Le chèque mensuel me paraît bien par contre…

    Pour ce qui est des riches… Bien aussi, mais en théorie seulement selon moi.

    Les CPE n’existent-elles pas pour encourager les adultes à devenir parents…? Pour les riches, ils engagent des nounous et font affaire avec des garderies privées dans la plupart des cas. J’imagine que vous parlez plutôt de la classe moyenne élevée au lieu des millionnaires…? Dans ce cas, ne pas leur offrir le même service que les moins riches vont les décourager à avoir des enfants (peu importe s’ils font plus de fric; la réalité est qu’ils dépensent plus aussi. c’est plate mais c’est ça).

    Nous sommes déjà aux prises avec l’exode des cerveaux au Québec de notre élite professionnelle, cette pratique mettrait encore un clou dans le cercueuil de l’élite québécoise (après tout, il y a une part d’héritage génétique pour l’intelligence/compétence des personnes, non?). Additionnez cela avec les prédictions apocalyptiques de la réforme scolaire et on se dirige vers une population de médiocrité injectée aux stéroïdes dans un futur pas si lointain que ça…

    Et pourquoi s’arrêter là?

    Les coûts des CPE ne sont qu’une part ridicule du gâteau si on regarde les autres « monstres » d’égalité sociale, soit la santé et l’éducation.

    Vous voulez faire payer les « riches » de la classe moyenne pour leurs rejetons qui feront avancer le Québec plus tard, mais pour leur éducation, c’est égal! Pour guérir leurs bobos aussi par contre! Ne s’agit-il pas un peu d’hypocrisie intellectuelle finalement que de cibler UN SEUL régime et non les autres, pour la simple raison de sa nouveauté (seule raison que je puisse voir. Corrigez-moi si j’ai tord)?

    Pour résumer:

    - On décourage notre élite moyenne à avoir des enfants;
    - Moins de natalité pour celle-ci, donc moins de natalité en tout
    - Plus d’immigration pour compenser le faible taux de natalité
    - MAIS on garde l’éducation et la santé (quasi) gratos pour nos enfants qui ont passé la passoire natale (double) standardisée ainsi que ceux des nouveaux arrivant dans notre société multiculturelle qui, selon les constats médiatiques des 10 dernières années, se révèle être une recette qui n’a pas fonctionnée.

    Bienvenue au Québec, où on emploie des stratégies prouvées défaillantes par simple entêtement!

    Hypothéquons l’avenir québécois en coupant dans le nouveau gras parce qu’au Québec, tout ce qui est nouveau est le « yiâble »!

    Vous voulez couper en quelque part? Coupez dans la santé et l’éducation, où le nombre de pousseux de crayons a doublé dans les 10 dernières années!

    Anéantissons cette bureaucratie kafkaesque et vous n’auriez même pas à envisager des mesures qui se feront sentir chez les prochaines générations… à moins qu’on se foute d’eux, puisque nous y seront plus? J’imagine bien la beauté du chapitre…

  18. Kathleen dit :

    J’ai deux enfants en bas âge qui fréquentent une garderie privée…. J’ai inscrit ma fille en CPE alors que j’étais enceinte. Ils m’ont offert une place alors que ça faisait 2 ans qu’elle fréquentait sa garderie.

    Apres calcul, je me suis rendue compte que la garderie privée me revenait environ au même prix qu’un CPE, sans surcharge pour le déjeuner, jè n’ai pas à payer des frais supplémentaires pour « le tempra et la crème solaire » Je le fournis quand ils en ont besoin mais ça ne me coûte pas 40$ par année.

    Aussi je profite d’un service beaucoup plus chaleureux et flexible. Ma fille entrera à l’école en septembre et ma gardienne ne m’a téléphonné qu’une seule fois pour un problème avec ma fille.

    Mon ex belle-soeur envoie ses enfant à ce même CPE où j’avais inscrit ma fille. Si vous saviez le nombre de journées de travail qu’elle a manqué pour des grèves ou parce que le nez de sa fille coulait ou parce que son gars la réclamait.

    Elle s’est même fait appeler parce que sa fille pleurait « ben donnez-lui sa suce, elle est dans son sac! »

    Sans compter le stress des horaires très serrés et les amandes si par malheur on est pris dans le traffic ou que le meeting s’est prolongé de 15 minutes… C’est une course constante contre la montre!

    Je dois changer mon gars de garderie l’an prochain. Je ne me casserai meme pas la tête avec les CPE. Surtout qu’avec les retours d’impôts anticipés pour les frais de garde, on a la possibilité de ne pas trop payer cher par semaine.

    Je ne suis moi-même pas une éducatrice méga spécialisée avec des cours et des formations mur-à-mur sur le développement socio-psychologique et des cours de secourisme. Je ne pense pas que ça fait de moi une mauvaise mère. Suivant la mème logique, je vais tenter de trouver une femme qui aime les enfants et qui traitera bien mon gars.

  19. Jean dit :

    Un peu fort de dire que personne n’en veut. Cet excès enlève de la crédibilité à votre commentaire.

  20. Jean dit :

    Et vous, où êtes-vous? Quelle est votre contribution dans l’organisation de notre société? Critiquer est facile, s’imliquer pour trouver des solutions ne l’est pas. Cela demande de délaisser un certain confort. Bonne chance car le babillage ne fait avancer personne.

  21. Ace dit :

    Bachand va trouver une façon de nous présenter ceci comme une économie de son gouvernement. J’ai hâte de voir la passe passe…

  22. Ace dit :

    Et c’est Marois qu’on a pour remplacer John James. On est bien équipé!!!

  23. Ace dit :

    Les garderies n’étaient pas encore syndiquées qu’elle débrayaient et prenaient les parents et les enfants en otage. Au nom de la « qualité » des services. Je dirais plutôt au nom de la retraite à prestation déterminée.

    Et les parents ne disaient rien et enduraient. Ils sont privilégiés d’avoir une place, ils ne se mettront pas le système à dos.

  24. Ace dit :

    Pour avoir des gens de talents engagés en politique il faudra les payer. Première étape. C’est le problème des procureurs. Les bons défendent les criminels. Les mauvais restent et demandent l’équité salariale.

    C’est le problème en politique. Les bons gestionnaires font des millions dans le privé. On se ramasse avec Charest. Il n’a jamais rien fait d’autre dans sa vie que de la politique et il gère un gouvernement de 500 000 employés.

  25. Ace dit :

    On a trop de vieux dans cette société et pas assez de jeune. Nos hôpitaux coûtent cher et ne rendent pas les services. Les infrasctructures comme le pont Champlain et l’échangeur Turcot doivent être remplacées. C’est platte à dire, mais ce sont ces jeunes qui payeront. Pour cette raison on doit accompagner la natalité pour faire en sorte que le poids de cette société d ‘endetteur se portent sur beaucoup d’épaules. Autrement il y aura décrochage et des hôpitaux il n’y en n’aura plus dans 20 ans.

  26. Cyndie Laramée dit :

    Je suis plus ou moins d’accord avec vous, M. Descôteaux…

    Je suis maman d’un tout petit de 7 mois et d’une grande fille de 10 ans. Je suis actuellement en congé parental et je suis activement à la recherche d’une garderie pour mon fils, question de pouvoir retourner travailler le plus tôt possible. Je fais partie de la classe moyenne et donc, de la classe qui paie le plus et qui s’en fait enlever le plus.

    Voilà donc mon résumé:
    - Mon fils est en attente d’une garderie à 7$ depuis la semaine même où j’ai su que j’étais enceinte (sur la liste centrale de Montréal, son nom étant dans 13 garderies de mon secteur);
    - J’aurais accès rapidement à une garderie, à condition qu’elle soit au centre-ville (ce qui n’est pas du tout dans le coin où moi et mon conjoint travaillons), mais les coûts varient entre 41$ et 60$ par jour dans ce coin.

    Pas question que je paie un tel prix. Ok, il y a un programme gouvernemental qui rembourse une partie des frais (dans ce cas-ci car les garderies en question sont accréditées), mais cette partie (75%) nous revient aux trois mois seulement. Puis-je me permettre, financièrement, de laisser mon salaire au complet à la garderie pour le récupérer en partie trois mois plus tard? Non, pas du tout. Sans compter qu’au retour au travail, je devrai aussi ajouter des frais de garde pour ma fille de 10 ans…

    Comprenez-moi bien. Je suis une femme de carrière qui a choisi d’avoir des enfants. Je pourrais choisir de rester à la maison au lieu d’envoyer fiston en garderie. Mais en faisant ça, je perds des années d’expérience dans mon domaine; ça laisse un blanc dans mon CV qui risque d’être irrécupérable par la suite.

    J’ai beau avoir un conjoint, j’ai toujours été financièrement indépendante. Je ne veux pas rester à la maison pour ensuite devoir demander des sous à mon conjoint chaque fois que j’aurai besoin de quelque chose. Étant diplômée universitaire et ayant acquis beaucoup d’expérience, je me vois très mal aller laver de la vaisselle dans un restaurant.

    Ne vous méprenez pas; j’ai appris à la dure. Je suis entrée à l’université après la naissance de ma fille parce que je trouvais inutile de retourner travailler chez McDo pour payer la garderie. Donc pendant la période où je ne travaillais pas pour pouvoir étudier et étant à l’époque mère monoparentale, j’ai appris avant tout à crever de faim.

    Pour qu’un système comme celui que vous proposez fonctionne, il faudrait que le « chèque » pour la garde d’enfants arrive aux 2 semaines, comme la paye. Nombre de parents doivent encore retourner à l’époque de nos parents et grands-parents et rester à la maison à défaut de pouvoir payer la garderie « sur le coup ». Le présent système est très « mal amanché » et celui que vous proposez peut être plausible s’il est bien organisé. Malheureusement, en fait d’organisation, il ne faut pas trop compter sur nos gouvernements…….

  27. papajohn dit :

    @alain
    vous avez totalement raison , quoi de mieux qu’un bon endoctrinement des le berceau par des fonfons pur et dur .
    @Robert
    l’état n’a pas dicidé pour vous d’avoir des enfants , vous avez décidé d’en avoir . alors pourquoi rendre l’état (vos con-citoyens, car l’état ça ne veux dire et surtout pas sa déffinition du départ , soit les biens de base pour la sécurité et la santé de la collectivité) responsable de vos choix . mais je sais que nous sommes au québec, revenu personnel,mais dépenses collective

  28. Maman dit :

    Avant cette invention de garderies à 7$ personne se plaignait de ne pas trouver de place pour leurs enfants….c’est certain qu’il faut que se soit encadré mais il n’y a rien de mieux qu’une maman pleine d’amour pour prendre soin des enfants….les éducatrices y mettent toutes leur coeur…mais quand t’a pas d’enfants encore….les enfants ont seulement besoin d’amour, de sécurité et de manger trois repas par jour. Le reste il l’apprendront bien un jour….ils commencent même à dire que finalement, les enfants ne sont pas si prêts que ça quand ils arrivent à l’école…et on se demandent pourquoi nos ados sont en burn-out….laisser les enfants être des enfants…

  29. Ace dit :

    20$ par jour dans le privé vous êtes très chanceuse. Dans mon coin ça commence à 32$/jour et après le remboursement gouvernement ça coûte au delà de 10$. Mais bon 32$/jour comparé au public (45 gvt et 7$parents =53$) c’est quand même 21$ de moins dans au privé dans mon coin.

  30. Jennifer dit :

    Et moi qui est une maman à la maison, il est où mon chèque??? Pourtant la seule raison que mes enfants ne prennent pas une place en garderie c’est que j’en assume la charge. Je devrais avoir le droit à leur part.

  31. Vince dit :

    Pas certain que cette idée soit la meilleure…

    J’ai trois enfants. Si on me donne 45$ / jour par enfant, ça fait 675$ par semaine, soit 2700$ par mois, donc 32 400$ par année. C’est presque que mon salaire actuel.

    À 4 enfants, ça fait 43 200$ année… pensez-vous vraiment que je vais les envoyer à la garderie pour aller travailler pour 40 000$ / année??? Bein non, je vais toucher mon 43 200$ + mes chèques de BS et toutes les autres déductions auxquelles j’ai droit !!

    Je m’en vais sur le BS…

    P.S: En passant, vous êtes chroniqueur économique vous???

  32. Francois Bisanawa dit :

    Ma fille d’aujourd’hui 3 ans a fréquenté un mileu familiale jusqu’a 1 an et demi avant que nous ne quittions Laval pour Ottawa. En Ontario, les garderies ne sont pas subventionnées…donc les prix varient de $60/jours pour les poupons a $44/jours pour les enfants de 3 ans… Les subventions sont disponibles pour les familles a faibles revenus (40 000 et moins annuellement)… Par contre, ici, je pair beaucoups moins d’impot qu’au Qc, la garderies fournie tous les repas et en plus, es bilingue…… Ils suffit de se serrer la ceinture jusqu’a ce que les enfants entrent a l’ecole publique a 4 ans…. et des lors, plus de garderies a payer et de l’$ qui nous reste dans les poche… PAs de greve…. et presque pas d’appel pour des pleurniches ou des nez bouché….en bout de ligne…une fillette de 3 ans parfaitement bilingue qui adore sa garderie !!! Le QC se vautre dans ses systèmes affirmant offrir ce que l’humanité a de meiux !! Quelle prétention !!!!!!!!!!!!!!!!

  33. Sébastien Daneau dit :

    @papajohn:

    « Depuis les 25 dernières années, la dette nette de la province a été multipliée par cinq. En 1986, la dette nette était de 25,7 milliards de dollars. Au 31 mars 2009, elle atteignait 129 milliards. »

    Donc, selon votre raisonnement, ce serait aux Boomers de payer la catastrophe déficitaire de notre province…? En plus qu’une population vieillissante coute plus cher en santé évidemment, vous prônez donc que leur maigre pension soit surtaxée pour réfléter ces 2 faits? Vous n’êtes pas un boomer, j’espère?

    Et pourquoi s’arrêter là? Faisons payer les FEMMES qui décident de quitter le travail pendant une année pour donner la vie aux autres, en plus de les taxer un peu plus puisqu’elles utilisent les hôpitaux ainsi que les écoles en plus grand nombre que les hommes… Vous n’êtes pas marié, ou bien enfant d’une femme, j’espère?

    Payer pour des choses que l’on utilise pas ne veut en rien dire que vous ne jouierez pas de ce qui en découle (ou au pire n’en souffrirez pas plus).

    C’est faire sa part du Contrat Social dans une société après tout.

    Faut-il arrêter de payer la taxe scolaire parce qu’on n’est plus enfant aussi?

  34. line d. dit :

    chère maman vous avez totalement raison!!! laissons les enfants être des enfants bordel! je suis éducatrice en milieu familial et en cpe autrefois, et c est ca qu ils ont besoin: de l amour , de l affection surtout!! en cpe les pauvres éducatrices font ce qu elles peuvent mais elles manquent de bras ! et le ratio est tellement haut…8 enfants de 18 mois qui pleurent, se chamaillent se chicanent , qui veulent des bras quand ils ont de la peine ou mal et que leur éducatrice ne peut pas donner parfois car pas le temps. ca coûte tellement chère de bâtir un cpe, tellement chère les jouets, les meubles. oui faisons payer les riches et le 7$ ca serait juste pour ceux qui en ont de besoin comme les parents monoparentales, ceux aux études, parents avec des salaires minimums par exemple. j ai un groupe de 6 enfants mais juste 2 jrs semaine les autres journées j`en ai 4 et 5 et c est très bien ainsi. j ai le temps de les bercer, de leur donner attention et de l affection. j`accueille mes petits monstres dans ma maison et je suis heureuse. je suis au privé car pas de places à me donner à 7$ mais c est correct…. je demande 20$ par jour mais j arrive serré… je vais être obligé de demander 26$ bientot pour payer mes factures, acheter des jouets, de les nourrir convenablement et de me payer une femme de ménage ( pas un luxe). vive les crédits d`impots !!!

  35. line d. dit :

    pour cindy: c est à tous les mois maintenant les versements anticipés pour crédit d`impot….oui c est trop ca 40$ par jour! je te comprend! si ca continue il va falloir avoir une marge de crédit ?

  36. jean-pierre couture dit :

    Envoyer un chèque directement aux parents est un risque pour certains. Il y en a qui , avec cet argent pourrais se procurer de la boisson , de la drogue , loterie , etc. Et les enfants eux ???. Même à 7 dollars parfois le paiement se fait attendre !!!!
    Il y aurais place à amélioration à certains points. Par exemple : la maman est en congé de maternité disons 1 an. L’ainé de la famille fréquente pareil la garderie pendant que la maman est à la maison même après 4-5-6 mois après l’accouchement. Pendant ce temps la garderie ne peut même pas offrir une dépannage à un parent car elle est au maximum …..et de plus le bébé qui a maintenant 6 mois se retrouve à la garderie et la maman est à la maison !!!!! ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

  37. Annie F. dit :

    J’ai eu la chance de profiter du système à 5 $ lorsqu’il a commencé. Et à chaque semaine lorsque je devais payer mon 50 $ (j’avais 2 enfants) je trouvais cela tellement ridicule de payer ce montant quand je savais que moi et mon conjoint avions un salaire familiale un peu plus élevé que la moyenne. Je n’ai jamais compris pourquoi le gourv. faisait payer le même tarif à tout le monde. Comme j’utilise encore les services de garde à 7 $ à l’école, je trouverais tout à fait normal de payer plus que la mère de famille monoparentale par exemple.

  38. carole dit :

    J’ai opéré un service de garde en milieu familial pendant 6 ans et voici comment ça se passait:
    Le parent demande une subvention au gouvernement.
    Le gouverment paie la subvention au CPE.
    Le CPE émet un chèque à l’éducatrice.
    Ce qui n’est pas dit, c’est qu’en plus de payer la subvention au parent, le gouvernement verse le même montant et quelques fois plus au CPE pour l’administration du dossier de l’enfant. Ce qui fait une subvention payée en double pour un seul enfant. L’administration du dossier de l’enfant est exigée par l’éducatrice donc, je n’ai jamais compris pourquoi on demandait et surtout payait les CPE également.
    Comme vous, j’ai longtemps décrié ce processus et posé mille questions qui n’ont jamais pu être répondues.
    Les parents paient 7$ par jour et ne se soucient pas des coûts réels qui sont cachés.
    Mais il y a pire encore. Dans les secteurs « haute classe », le gouvernement versait une plus grosse subvention puisque les coûts des maisons et de la vie sont plus élevés.
    La question de fond est celle-ci: À qui s’adresse vraiment un service de garde? Pour moi, il a toujours été question d’offrir un service aux parents qui devaient aller travailler pour gagner leur vie et qui n’avaient pas le choix de confier leur enfant. Alors pourquoi les personnes recevants de l’aide sociale bénéficient-elles de ce service qui pour elles est totalement gratuit, puisqu’elles sont à la maison? La même chose s’applique aux personnes très bien nanties financièrement. Je n’ai rien contre le statut social… sauf qu’un service demeure un service. Et il ne faudrait pas confondre avec un « service de loisirs » dont on veut faire bénéficier tous les enfants. À force de payer pour ceux qui n’en n’ont pas besoin, à force de payer en double pour rien, pas étonnant que la facture continue de s’élever.

  39. Nathalie dit :

    Parlons -en de vos inconvénients étant de la classe des riches vous avez l’opportunité d’avoir accès a différents abris fiscaux, que la classe moyenne ne peuvent ce payer ou accèder. De plus, vous avez accès en priorité au système de Santé, vous pouvez aller au privé et éviter les interminables listes d’attentes peu importe l’urgence de votre consultation ou intervention. Vous avez les moyens de vous les payer. De plus, vos différentes consultations durant l’année pourrons vous servir de déductions d’impôts. Voilà des avantages que la classe moyenne ne peux se payer. Alors arrêter de tenter de passer pour des gens que l’on brimeraient de leurs droits si on vous excluaient de certains programmes.

  40. Pierre F dit :

    Ce n’est pas la volonté des élus qui manque, mais la volonté du peuple. Les élus, notre gouvernement, sont des gens intélligents et cultivés, qui tout autant que vous et moi sont au courant des modèles fonctionnels dans le monde… mais là ou je rejoins M. Descôteaux c’est que dès qu’on veut faire une réforme, on a une émeute… comment un élu peut-il faire quoi que ce soit dans ce climat ?

  41. JF dit :

    Le problème depuis 50 ans au Québec est simple.

    L’EMPLOI, L’ENTREPRENEURSHIP QUE NOUS N’AVONS PAS.

    Au lieu de cela, nous avons formés que gros diplômés et nous nous sommes dits que si les compagnies ne veulent pas venir ici, nous devons créer nos propre jobs. Alors est venu les 70 millions de ministères, de dédoublement de fonctionnaires. Tous des jobs à + de 50$K par années. Le gouvernement a les mains liés car couper un ministère = coupure de jobs qui paient des impôts. Pire, couper ceux-ci égale un manque à gagné dans les pensions à venir rapidement. Donc plein de babyboomers qui ont travaillé fort fort fort toute leur vie.

    Si au lieu de cela, on éduquerait nos jeunes à être un peu plus créatif, et avoir de l’entrepreneurship, le Think Big made in USA, il y aurait surement plus de SIEGE SOCIAL au Québec et on parlerait en bien d’entreprise d’ici. Pas en jalousant nos semblables.

    En té ka, c’est peine perdu, nous ne sommes même pas capable avec un population de 7 millions de pousser dans la même direction. Toute des tireux de couvertes de leur côté individuel, oublier la souverainté donc le PQ, OUT et autre partie nationaliste…

  42. Dom dit :

    J’avoue que quand on fait la calcul, l’idée de David Descôteaux n’a pas tellement de sens…

  43. RichardB dit :

    Nous ne pouvons pas jugées l’intelligence et culture de nos élus, nous ne pouvons que constater le résultat en tant qu’élu. Comment voulez-vous que chaque fois qu’ils veulent des changements il y a des émeutes et protestation. Je crois qu’avant d’annoncer des changements ou réforme ou des objectif tel que Mr.Bachand avec son 62% sans aucun plan ou étude qui démontre la validité et la façon dont cela se ferait, comment qui que soit peu lui accordé un peu de crédibilité. Que ce soit un changement une réforme, il faut d’abord faire une étude sérieuse de la situation actuel, après tu peux déteriner les amélioration, après tu peux faire une annonce qui démontrera le bien fonder de la réforme ou du changement et tu aura la majorité en accord avec ta réforme.

    Le problème est qu’ils annoncent n’importe quoi sans avoir fait aucune étude et surtout sans avoir de plan. Donc il y une levée de bouclier car personne ne sait ou il s’en va. La gestion du changement est enseigné dans la majorité des universités québécoise, peut-être devrions nous exigés de nos élus d’aller suivre une formation de base.

  44. Olivier Gagnon dit :

    C’est le début de l’entrée des babyboomers à la retraite, à part les fonctionnaires… j’avoue qu’ils étaient beaucoup. Que vous le vouliez ou non, les babyboomers ne nous ont pas donner un bel héritage: ils nous ont laissé une grosse dette. Ils n’ont PAS payé leur part. Ils ont mis leur État providence sur la carte de crédit qu’ils ne payeront pas.

    Puisqu’une bonne partie est encore au travail et que de toute façon, ceux qui étaient fonctionnaires ont leur pension magique à vie, il ne serait que TRÈS juste pour les prochaines générations qu’ils payent rétroactivement pour leur utopie qui est en train de s’écrouler.

    Ce n’est pas à moi à 27 ans à payer pour eux ET pour moi, pour des services que je n’ai pas accès.

  45. Olivier Gagnon dit :

    Premièrement, ca coute vraiment 45+7$/jour envoyé son enfant à la garderie ? Pantoute.

    Si ca coute si cher, c’est à cause du contingentement et de l’offre insuffisante. Mettez seulement des garderies privées et les prix chuteront. Si la place coûte 25$/jour après cela, l’était pourrait payer 15$/jour et vous 10$/jour. Vous allez pouvoir continuer à travailler !

    Deuxièmement, il serait très facile de moduler les subventions du gouvernement avec le revenu. Tu gagnes 17 000$, la subvention est de 20$ sur 25$. Tu gagnes 60 000$, la subvention est de 5$ sur 25$.

    Bref, on revient pas mal au modèle d’avant sauf amélioré. Et cette idée, je viens de l’inventer comme ca sans 10 consultations et 7 comités parlementaires pendant 4 ans.

    C’est ce qu’on dit quand on parle qu’on a trop de bureaucratie qui, selon les syndicats et les politiciens, est intouchable et nécessaire.

    Mais, on se contera pas d’histoire: l’idée des CPEs n’étaient pas ‘noble’ au départ. C’était pas pour faire plus de jeunes et aider les plus démunis. Ca c’est les politiciens qui disent ca. L’idée était de créer une structure qui allait créer des emplois de fonctionnaires pour faire plaisir aux syndicats et à une certaine partie du peuple qui cherchait des emplois. C’est tout. Messemble c’est évident…

  46. v.d.d. dit :

    Je n’ai jamais compris pourquoi l’État s’improvise gardienne de nos enfants

    Parce que tu as trop d’argent.

  47. Sylvie C. dit :

    Je ne suis aucunement d’accord pour cette façon de faire….donner $$ aux parents et obliger les plus riches à payer. Ces gens paient leurs taxes tout comme nous, ont probablement une dette d’étude alors pourquoi ils paieraient plus?
    Pour en revenir au fait d’augmenter le 7$, je suis d’accord jusqu’à concurrence de 10$/jour. Il ne faut pas oublier que nous vivons dans une monde de surconsommation et que les parents n’ont pas nécessairement les moyens de payer plus, ils n’ont pas connu les garderie autrement. J’ai un service de garde en milieu familial et laissez-moi vous dire qu’en général, ils ne peuvent pas tout le contraire de moi, lorsque je travaillais à l’extérieur et que je devais payer 90$/sem pour un enfant. ^
    Pöur terminer, les parents d’aujourd’hui sont immensement gâtés!

  48. Maxime dit :

    Voilà encore la preuve de la mentalité des québécois, crier contre les riches. Vous êtes là à vous plaindre parce que les riches estiment que nous brimons leur droitss. Mais avez vous pensez deux secondes, que ses riches justement, ont été à l’école pendant 5-10-15-25 ans pour en arriver où ils sont? certain ne font qu’hériter d’une fortune, mais pour monsieur madame tout le monde, ils l’ont gagné. C’est facile de dire qu’un comptable gagne plus de 100 000$ par année (par exemple), mais on oubli qu’il détient une étude universitaire de deuxième cycle, qu’il est imposer à 50% et non 35% (comme la classe moyenne) et surtout qu’il travaille 60-70-80 heures + par semaines. En plus ils cotisent et n’obtiendront pourtant jamais un retour de l’état pour supplément de revenu garanti. Pénaliser ceux qui prennent a coeur leur retraite et se sont retenu toutes leur vie de dépense folle sont récommencer en se faisant couper l’aide à la retraite, trouvez-vous cela vraiment justet? Oui ils peuvent se payer les soins dans le privé, mais pourquoi ils auraient a débourser alors qu’ils ont durement gagné leur revenu! Ce qu’il faut enlever c’est les BS qui sont payer a ne pas travailler alors que la majorité d’entre eux pourrait avoir des emplois, mais pourquoi travailler quand on peut se faire payer par l’état?

  49. cp dit :

    Si tu est power social tu l’a ton cheque!!!

  50. Eric Le Lucide dit :

    Wow, reviens sur terre. Je sais que je suis « riche » mais moi et ma conjointe travaillons comme des débiles (merci Maxime de la reconnaître) et les « abris fiscaux » auxquels nous avons droits sont les REER et les CELI qui sont pas mal donné à tout le monde. Les abris fiscaux que tu mentionnes sont pour les super riches qui peuvent se payer des fiscalistes à 1000$/heure et la création de fiducie et de compagnie de gestion. Moi et ma conjointe sommes des employés comme tout le monde (avec un bon salaire j’en conviens) mais loin d’être capable de se créer des structures particulières.

    Pour les déductions d’impôts…relis comme il faut les règles. La déduction est sur l’excédent de 3% du revenu (à 200 000$….il faut dépense 6000$ avant d’avoir 0,01$ déductible). J’ai des forts doutes que quelqu’un qui gagne 200 000 $ dépense 6 000 $ en frais médicaux à moins d’avoir un enfant très malade!! En passant, cette déduction est aussi disponible pour tout le monde qui gagne un revenu.

    Je veux bien faire ma part social mais de là à me faire dire, toi tu n’as pas accès à ceci ou cela parce que tu gagnes X $ par année, ça je n’achète pas. Par exemple, il me fait plaisir de payer mes impôts et d’aller payer en plus pour des services médicaux privés parce que je n’ai pas 15 heures à passer à l’urgence, par contre, ne vient pas me dire que pendant mes vacances si je décide de passer ces 15 heures à l’urgence que je ne peut pas le faire.

    Le Québec serait bien mal pris si tous les travailleurs avec des compétences spécialisées quittaient la province car ils sont dégouttés du traitement « favorable » des BS.

    Je ne comprends pas l’obsession d’idôlatrer les BS et de chier sur ceux qui réussissent chez les québécois mais le stygmate judéo-chrétien qui fait que de l’argent c’est sale doit cesser. Au moins les américains ont compris qu’il fallait aspirer à devenir comme ceux qui ont réussi et non le contraire !!

  51. Jean dit :

    Pourquoi ne pas vous charger ce que vous avez couté à date. Nourriture, hébergement, études, payés par vos parents boomers. Pas fort comme raisonnement.

  52. Marc Tartagnan dit :

    Le problème André c’est les Syndicats.

    Ils sont tellement fort, ils ont réussi à sortir Tomassi qui était à mettre en place un réseau de garderies privées subventionnés.

  53. Sébastien Daneau dit :

    Et ces enfants devront payer le fardeau déficitaire de non seulement leurs propres parents, mais 5 autres vieillards de surcroit… Et vous parliez de raisonnement de kryptonite…?

  54. Alain Thomas dit :

    Euh qu’est-ce que les boomers viennent faire ici? On parle de garderies, les enfants des boomers sont adultes…

  55. Alain Thomas dit :

    Parfaitement d’accord de faire autrement. Par contre est-ce que cela sera mieux en privatisant, j’ai quelques doutes. Vous admettez vous même qu’il faudra tout de même un encadrement du gouvernement, donc la bureaucratie et les syndicats demeurent. Il faut aussi un brin de naïveté pour penser que les éducatrices du privé ne se syndiqueront pas. On risque donc de ne pas améliorer grand chose de ce côté.

    Maintenant, pourquoi l’État s’est-il improviser gardienne plutôt que de donner un chèque. Aider les familles moins aisées en leur envoyant un chèque et vous prenez le risque de voir ses familles utiliser ces fonds à d’autres fins pour boucler les fins de mois et s’il reste de l’argent se payer une gardienne au noir. Aurons-nous réglé le problème?

    Une grande partie du problème réside au fait qu’on ne tient pas compte du revenu pour établir le tarif et qu’on ne donne aucun choix aux familles. Le coût réel est de 52$ par jour et maintenir le tarif à 7$ est irréaliste pour cet éléphant blanc. Augmentons le tarif selon le revenu et permettons aux familles au-delà d’un certain revenu de choisir entre la déduction d’impôt ou la subvention toujours selon le revenu et on pourra alors tout transférer au privé.

  56. Notarman dit :

    On parle beaucoup de programmes mais peu de gens soulèvent la multiplicité des lois et règlements adoptés par l’État. À travers la débâcle, on en vient qu’à oublier qu’à chaque fois que l’État s’interfère dans tel ou tel domaine, qu’elle doit voir à créer tout ce qui l’entoure. Je lance ça de même: serait-il possible de limiter la capacité de l’État à légiférer sur n’importe quoi, du moins d’en encadrer la façon de faire (tout parti politique confondu)?

  57. Ace dit :

    Dans ma vie professionnelle j’ai croisé des personnes compétentes qui savent prendre des décisions et les expliquer. J’ai vu des collègues quitter à cause de réorganisations et de coupure de postes, et ceux restant demeuraient tout de même motivés et engagés dans l’entreprise. C’est ce qu’on appelle gérer et c’est une activité inexistante au gouvernement parce que les compétences ne sont pas là.

Les commentaires sont fermés.