On nous le répète ad nauseam : les Québécois voient d’un mauvais Å“il le succès financier.
Chaque fois, j’imagine des Québécois un peu tarés, entassés dans une église un dimanche après-midi, se faisant enfirouaper par le curé du coin. « Argent = pas bon. Pauvreté = paradis ».
Nous sommes en 2011, bordel. Les Québécois ont changé. Ils suivent leur époque, et sont aujourd’hui comme la plupart des Nord-américains : plus individualistes, calculateurs et rationnels. Même les centrales syndicales — qui récoltent plus de 800 millions $ par année en cotisations — en veulent toujours plus! C’est tout dire.
Mais on nous le répète : au Québec, on perçoit négativement le succès financier. Aujourd’hui, c’est écrit dans le Bulletin de la prospérité du Québec, que vient de dévoiler le Conseil du patronat (CPQ). On y note entre autres que pour l’« intensité entrepreneuriale », le Québec traîne au dernier rang des provinces de références (Ontario, Alberta et Colombie-Britannique). On y trouve moins d’entreprises par habitant, et moins d’entrepreneurs par rapport à l’emploi total.
Sondage troublant
Ces données font écho à un sondage de la Fondation de l’entrepreneurship d’avril dernier, qui a fait couler beaucoup d’encre : deux fois moins de Québécois que de Canadiens affirment vouloir créer une nouvelle entreprise. On ne peut accuser la langue : les francophones du reste du Canada sont deux fois plus entrepreneurs qu’au Québec!
Selon ce sondage, que cite le Conseil du patronat, un important facteur explique cette réalité : eh oui, le succès financier perçu négativement… Avec chiffres à l’appui : 40 % au Québec, contre 28 % dans le reste du Canada.
Je lisais ça hier soir, et j’avais beaucoup de misère à croire que 40 % de mes concitoyens considèrent négativement le succès financier. J’ai donc fouillé pour retrouver le document original de la Fondation, et le libellé des questions.
À la page 20 du sondage apparaît un tableau : « Les plus grandes forces et faiblesses reconnues aux entrepreneurs par la population ». Dans la section « faiblesses » se trouve le libellé « Trop orienté vers l’argent, succès financier à court terme à tout prix ». Les chiffres : 40,2 % (Québec), 28 % (Reste du Canada).
Wow. De là à conclure que « le succès financier est perçu négativement au Québec », il y a une marge. Tout ce que cela veut dire c’est qu’au Québec, quand un entrepreneur est obsédé par l’argent et le succès à court terme « à tout prix », on juge qu’il y a un problème. À ce titre, c’est plutôt le 28 % de nos amis du ROC qui me laisse songeur…
Rien pour freiner la création d’entreprises, donc. D’ailleurs le même document affirme que les Québécois, plus que les autres Canadiens, voient l’entreprenariat comme un bon choix de carrière (62,6 % contre 46,6 %).
Le mystère Québec
Il y a quelque chose, au Québec, qui nuit à l’entreprenariat. Mais difficile de mettre le doigt dessus. Il y a les taxes élevées sur la masse salariale. Et ce serait facile d’accuser la lourdeur administrative, les syndicats, la réglementation. Mais de la paperasse et des règlements, il en existe aussi ailleurs. Et on trouve rarement les syndicats dans les très petites entreprises. J’ai l’impression qu’on parle ici d’irritants — non négligeables, certes — plus que d’obstacles. Un frein à l’entrepreneuriat, oui, mais à quel point?
D’autre part, doit-on se surprendre que notre économie, où l’État occupe une place plus grande qu’ailleurs dans la production de biens et services, laisse moins de place aux entrepreneurs (qui pourraient produire ces mêmes biens et services)?
Je n’ai pas réponse à ces questions. Et j’aimerais bien entendre des entrepreneurs là -dessus. Mais je demeure convaincu que notre rapport à l’argent a très peu à y voir. Nous devrions enterrer ce mythe, une fois pour toutes.
Tags: Entreprenariat, Québec

Ta réponse se trouvera dans ce qui se passe aux USA et ailleurs dans le monde en ce moment … Le Québec ne fait pas bande à part si tu cherches vraiment … A suivre
Bien il y a de la place pour la gauche caviar au Québec, tsé être riche mais faire semblant de pas l’être, comme Warren Buffet.
Ce que les québécois déteste et il le prouve élection après élection, c’est la droite, le problème c’est qu’il n’y a pas de riche pudding-chomeur, tsé tu veras jamais un gars sur le BS dire que les gens sur le BS devrais ce trouver une job, je crois que c’est juste un amalgame de droite et riche, tsé si tu déteste la droite, tu déteste au minimum quelqu’un qui a un emploi et paie des impôts, pour le québécois moyen qui n’a ni emploi et paie zéro impôt, c’est être « riche ».
Ce qui me fais le plus rire c’est la réaction des syndicats « on n’a rien contre la prospérité, mais… » ( invariablement ils veulent plus de taxes, c’est des gauchistes après tout, la solution a tout les problèmes? Les taxes ). C’est comme ceux qui disent « je suis pas raciste, mais… ».
Je crois que c’est possible d’être entrepreneur caviar au Québec sans être opportuné, tsé tu as juste a faire semblant de pas être intéressé par le profit, tu as juste a faire semblant de vouloir des syndicat ( réno-dépot mérite d’être étudié pour ça ), etc.
Tsé, a la place de dire que tu veux pas de syndicat tu fais comme réno-dépot, tu les engage tellement vieux qu’ils vont crever avant de grimper un echelon salariale, ou tu les engages tellement jeunes qu’ils vont s’écoeurer avant de grimper un echelon, aussi bien dire que tu n’as pas de convention collective, mais de l’extérieur, tu as l’air d’une entreprise so-so-solidaire.
Le problème au Québec viens si tu es honnête. Si tu mets un autocollant comme quoi ton produit est vert, même si en pratique il pollue plus, les québécois vont être content, faut juste avoir l’hypocrisie de le faire, rien de plus.
@ Deric Caron
On dirait que la mouche tsé tsé t’a piqué au vif …
On se lance généralement en affaires en voyant des personnes de notre entourage qui le font avec succès ou qui en parlent avec plaisir et / ou conviction. Et de quoi parlent les petits entrepreneurs québécois? De lourdeur administrative, de paperasse, de règlementation, de normes etc. Quelle est la dernière fois où vous avez entendu un petit entrepreneur québécois dire »C’est le fun de faire de la business au Québec! C’est simple et motivant! ».
Il n’y a donc pas beaucoup d’émulation autour d’eux. Au Québec, on doit réussir MALGRÉ l’administration publique.
Un entrepreneur qu’il soit du Québec ou d’ailleurs doit être prêt à investir beaucoup de temps plutôt que d’envier son voisin qui réussit dans un domaine économique quelconque. Par contre, il faut se respecter en tant qu’individu et membre de la Société québécoise. Quand je constate à quel point, certains massacrent leur langue soit écrite ou parlée, il faut se questionner sur la motivation à performer et surtout à leur fierté de faire partie de notre Société. Je pourrais rajouter que déjà cette attitude face à notre langue est la base du succès individuel et prépare à la réussite économique.
Mon cher DesCôteaux, je ne partage pas ton opinion à savoir que les québécois n’aiment pas l’argent.
Si tu en as un peu, ou tu as un gros revenu, ou du succès en affaire, ton voisin, tes ennemis et même tes ennemis t’envient c’est-à -dire qu’ils sont plutôt jaloux et c’est ce qui te fait croire que les québécois voient d’un mauvais Å“il le succès financier.
Ces pas revenu Québec qui disait que quelqu’un qui fesait plus de 52 000$ était un riche au Québec? (vue dans journal de montréal…) Donc si a 52 000$ vous êtes percu comme un riche, ce que vous êtes loin d’être, j’imagine pas un entrepreneur qui gère une PME qui brasse 2 millions $ par année.
@ Deric Caron
Après avoir lu maintes fois tes commentaires sur ce blog, je te sens très malheureux d’être Québécois et te souhaite un long voyage au pays des merveilles …
Est-ce qu’il en reste des entrepreneurs motivés ? Tout a été mis en place pour la société croissance zéro afin de donner des pouvoirs accrus au gouvernement corporatif, c’est de cela que le monde a peur …
@David
Perso, je viens d’une famille où les entrepreneurs sont rares (plus du type « boîtes à lunch ») et mon éducation s’est faite dans le confort qu’on pourrait qualifier de « correct »: pas riche, pas pauvre, jamais manqué de rien, pas beaucoup de privations. Alors je ne sais pas si c’est viscéral, lié à mon tempérament ou bien à une espèce de pression collective occulte mais plus je fais de profits, plus y’a une p’tite bête en moi qui m’exige de m’impliquer encore plus dans ma communauté. Comme si, inconsciemment, j’avais une obligation de redonner mon temps et mes énergies à mes pairs, en contrepartie d’avoir consommé mes produits… Ton texte fait grandement réfléchir car je me questionnais encore ce matin: mon succès est-il tributaire de la consommation ou plutôt une simple conséquence naturelle de la qualité de mes produits et services à travers les années? C’est drôle mais si je prends la première réponse, la p’tite bête en moi est très agressive, du genre à me harceler intérieurement pour que je « redonne au suivant » alors que dans la seconde réponse, la p’tite bête est plus calme car le « fardeau d’être privilégié » (j’ai pas trouvé mieux comme expression!) se transporte alors sur mes clients puisqu’alors, ce sont eux qui sont « privilégiés » de pouvoir bénéficier de mes produits et services. Perso, j’ai une misère profonde à trouver l’équilibre entre les deux, ce qui explique possiblement ma façon de vivre « en dents de scie » depuis des années: carrément centré sur mes affaires (et là je fais de l’argent) ou bien engagé sur 1001 tables et organisations (où je néglige mes affaires)…
Ah la la, pas facile… J’aimerais savoir si je suis seul ou si nous sommes plusieurs, dans le monde entrepreneurial, à vivre cela… En sommes, suis-je « normal » ou « déséquilibré » (pas fou, juste pogné avec une conscience tordue…)?
Le problème au Québec nous avons cultiver une culture de sans risque? Garantie d’emploi (gouvernement et Para Gouvernemental)syndicat très présent, frais médicaux sans frais, frais scolaire pour Université peux couteux ect,ect! maintenant nous voulons tous changer mais notre société n`est pas axer sur la performance mais aime mieux demeurer dans le confort du sans risque…. Quand on veux ont peux!!
Bonne Chance,
Howard Bowles
MERCI pour « les québécopis un peu tarés entassés dans les églises les dimanches après-midi ». Je crois que vous n’avez pas visité une église depuis fort longtemps…pour votre information, elles sont toutes vides maintenant.
Tsé, a la place de dire que tu veux pas de syndicat tu fais comme réno-dépot, tu les engage tellement vieux qu’ils vont crever avant de grimper un echelon salariale, ou tu les engages tellement jeunes qu’ils vont s’écoeurer avant de grimper un echelon, aussi bien dire que tu n’as pas de convention collective, mais de l’extérieur, tu as l’air d’une entreprise so-so-solidaire.
J’approuve a 100 %. Vous avez fait mon matin, très drole.
Beaucoup de québécois ont un problème avec l’argent sauf si ce sont eux qui le possèdent.
D’un autre coté, bien des jeunes entrepreneurs, j’en ai rencontré plusieurs dernièrement, ont de la difficulté à trouver des jeunes prêts à travailler dur. Normal, au Québec, on enseigne qu’il n’est pas nécessaire de faire des efforts mais qu’il suffit de participer.
Y aurait-il des parallèles à tirer entre le faible taux d’entrepreneurship, le taux élevé de décrochage scolaire au secondaire et le faible taux de graduation d’établissements post-secondaires ? Je n’ai pas analyser tout les chiffres mais est-ce que les proportions sont plus ou moins gardées entre ces indicateurs Québecois et ceux du ROC? Difficile de créer une entrepise avec un secondaire 3 avec des maths de 1.
Bonjour David ,
Je voudrais te faire remarqué qu’il y a toujours un envers de la médaille pour les citations et arguments …je te cite ici « les francophones du reste du Canada sont deux fois plus entrepreneurs qu’au Québec! » ….on ne peut rejeté du revers de la main le problème de la langue car les francophones du reste du canada (avec leurs entreprises respectives) gèrent leurs compagnies dans la langue anglaise et sont NETTEMENT plus à l’aise dans cette langue que les francophones (qui parlent anglais )du Québec donc on ne peut pas rejeté l’hypothèse de la ladite langue.
Même les « grande » entreprises du Québec (ex: Molson ) sont anglophones de souche ….même Bombardier s’est concentrer sur l’anglais quand elle est devenue internationale.On pourrait aussi ajouter PKP qui semble plus « anglo » que « franco » .
On pourrait aussi ajouté les politiciens né au Québec (Trudeau ,Mulroney ,Chrétien etc…) qui sont devenue des leaders NATIONAL sont plus à l’aise dans la langue anglaise et ce MÊME s’il sont francophone de naissance car ils se sont concentrer sur l’anglais quand ils avaient de grande ambition.
En conclusion on pourrait dire que la langue joue bel et bien un certain rôle et limite ceux qui sont limité dans la langue anglaise (ou qui sont mal à l’aise dans cet langue) car ceux qui ne la maitrise pas « parfaitement » vont avoir de réel difficulté de percer au niveau national et encore plus au niveau international.Mais c’est effectivement pas la seul raison de notre insuccès au niveau « entrepreneurship »…car il y a aussi le fait qu’on à été longtemps opprimés par les « anglos » et qu’il faudrait aussi briser la mentalité du « né pour un petit pain » qui à longtemps marqué la penser des « francos » et aussi inclure la langue anglaise dans nos cours de façon plus structurer car si ont veux réussir en affaire la langue anglaise est absolument nécessaire d’autant plus que c’est la langue universel .
D’un ami d’adolescence qui te souhaite le meilleur des succès.
Éric F. (le sourd)
Je crois qu’une expérience de 12 ans à titre d’entrepreneur me permet de dire que la lourdeur administrative n’est peut être pas un frein à l’origine mais elle est certainement un frein pour récidiver. Et croyez-moi du papier je suis capable d’en prendre, je suis comptable agrée. Certains n’ont pas idée de la quantitée de rapport et suivit que les lois nous obliges. Un court stage dans un bureau d’une petite entreprise pourrait en convaincre quelques-uns. Il faut faire attention quand on compare les entrepreneurs du Québec à ceux des autres provinces. En Ontario, un seul rapport d’impôt, les taxes sont harmonisées, existe-t-il là bas une loi sur l’équité salariale? La perception des pensions alimentaires est-elle sous la responsabilité de l’employeur? Ont-ils une charte de la langue anglaise qui les obliges à modifier leur clavier d’ordinateur pour remplacer la touche « entrée » par la touche « enter ». Est-ce qu’un travailleur de la construction doit détenir une carte de « compétence » en Ontario pour clouer un madrier? Est-ce que les employeurs Ontariens ont l’obligation d’investir 1% de leur masse salariale dans la formation de leurs employés. Là je crois que je vais me faire traiter de démagogue par nos syndicats et nos gens de la gauche. Mais ma conviction est qu’il serait impératif que nos gouvernements donne un coup de barre dans cette lourdeur administrative. Il serait aussi urgent que nos ministères se placent en position de servir les entreprises plutôt que l’inverse. Actuellement, si tu dois un dollars aux ministère de revenu tu dois payer ce qui est correct. Mais à l’inverse le ministère se permet de laisser trainer en longueur des dossiers pour lesquels il devrait faire un remboursement sous prétexte qu’ils ont beaucoup de travail etc.. Bien que mon expérience d’entrepreneur se soit bien déroulé, au niveau financier, je n’ai plus le goût de me relancer en affaire. C’est dommage et je suis convaincu que je ne suis pas le seul. Il semble pourtant évident que ce qui est créateur de richesse ce sont les entrepreneurs et leurs entreprises donc travaillons avec eux pas contre-eux. Lorsque la richesse aura été crée, il sera plus facile de penser à un partage.
@Notarman
Vous m’avez touché avec votre texte. Merci pour son écriture et aussi pour votre partage avec nous, internaute anonyme.. sauf pour Deric! (lol).
Je ne suis pas à l’aise avec les profits dépassé un certain stade. Je suis bien content qu’ils soient là mais je me sens « obligé » de redonner à la société et oui, ça fait qu’on « néglige » un peu nos affaires. Mais c’est la seule façon que je trouve « morale » pour dormir sur mes deux oreilles le soir.
Contrairement au texte de David, je crois que c’est ancré « creux » le sentiment de « riche = enfer, pauvre = paradis » au Québec. Même si tu n’y crois pas personnellement, le regard de la société autour de toi et les paroles des gens qui te sollicite pour de l’aide (tablée populaire, fondation, C.A. etc) te le font sentir anyway.
La seule façon que je vois pour que ce ne soit pas un « frein » au dévellopement de nos affaires est d’avoir une équipe de gestion autour de nous fiable, dynamique, qui a une vision similaire à la notre et qui dévellopera activement seule par elle-même. Pas facile par contre de maintenir une telle équipe: c’es quasiment une job à temps plein. Ça sera jamais comme si on s’occupait de tout personnellement mais c’est un moindre mal afin de tout faire: nos B.A. et l’expansion des affaires.
My 2 cents.
@ Éric F. Je suis bien d’accord avec. On pourrait dire aussi: « Ce n’est pas le fait de parler Français qui crée le phénomène, c’est le fait de ne pas être bilingue ». On parlerait « Créole » de base qu’on aurait la même problématique. Dépassé un certain stade, tu dois être bon en anglais, c’est un incontournable à mon opinion.
@ Pat Des,
J’ai aimé ta citation « Ce n’est pas le fait de parler Français qui crée le phénomène, c’est le fait de ne pas être bilingue » car c’est exactement le fond de ma penser et tu l’a bien résumé en une phrase ,merci ! On pourrait même ajouter « the more languages you speak ,the better » (le plus de langues que tu parle ,mieux c’est ) car cela nous ouvre des portes surtout au niveau international (ex:si tu parle bien le créole ou l’Espagnol ça ouvre des portes pour ces ladite marchés)
Pour continuer dans cette veine ….juste en Amérique du nord ,il y a que 2-3 % de francophones de souche et plus de 80 % qui ne parlent aucunement le français .
En effet on ne doit pas rejeté le français (le fait de parler français est même un avantage sur les unilingue anglophones) mais bel et bien augmenter notre standard pour la langue anglaise car il est fini le temps ou ont doit se battre pour rejeté l’anglais de notre société dite « distinct » car rejeté cette langue ne fait que nous fermer des portes.
Comme on dirait en anglais « if you can’t beat em ,join em » (si tu ne peut les battre ,joins toi à eux)
Le problème n’est pas tant celui de la richesse ou du succès financier. Les Québécois n’ont pas de problèmes avec les gains importants ou la richesse affichée de nos artistes ou sportifs. Nous sommes fiers de leur succès et nous l’attribuons à leur talent et à leur effort.
C’est autre chose lorsqu’il est question du profit. Nous avons tendance au Québec à diaboliser le profit. Si une entreprise fait de gros profits, ça n’a rien à voir avec le talent ou l’effort de l’entrepreneur. Si profit il y a, c’est que l’entrepreneur exploite ses employés ou qu’il occupe une position dominante dans son marché ou les deux.
On a tout un travail d’éducation à faire au Québec !
Si tu penses qu’entrepreneuriat rime avec prospérité, argent et bonheur, tu te fourres le doit dans l’oeil.
Pour certains entrepreneurs compétents ou qui ont flairé le bon filon, ils font du succès mais 95% des PME font faillite ou déposent leur bilan après 5 ans seulement.
Entreprendre c’est dur, c’est un énorme sacrifice, c’est rempli d’incertitude, c’est pire que le mariage ou un régime de minceur.
C’est pire que les résolutions du nouvel an et il peut se passer des années avant que ça ne paie un salaire décent, et on ne parle pas de richesse ici.
Entreprendre c’est risquer et c’est s’engager envers soi-même de fournir énormément de travail qui peut être ingrat pendant très longtemps.
Entreprendre donc, c’est plus une attitude de fonceur et un esprit d’indépendance que la prospérité à tout prix.
Ce que je veux dire par là c’est que la plupart des entrepreneurs qui font de l’argent l’ont mérité à force de faire des efforts surhumains pour lancer et croître leur affaire.
Mais que la plupart des entrepreneurs ne font que survivre avec un avenir incertain. La seule vraie prospérité est la dignité d’être son propre patron, mais souvent la prospérité égale un salaire de Wal-Marde.
Mon problème est que je n’ai pas de capital et donc pour avoir du capital il me faudrait occuper des emplois de cul comme passer la mop chez Wal-Marde ou flipper les hambourgeois chez Maque-Do et subir les indignités des patrons et des clients pour une paie de minable rendue encore plus minable après impôts et déductions à n’en plus finir.
Je préfère ne pas travailler et puis les activités dans lesquelles j’aimerais entreprendre ne sont pas tout à fait légales alors je ne peux pas me lancer là dedans, je me ferais descendre par les deux côtés de la loi.
Alors je suis obligé de rester un vaurien de nobody sur le bord du précipice.
@Normand,
Je suis d’accord avec toi, les profits exhorbitants des banques et des pétrolières sont dues exclusivement aux efforts, talents et mérites de leurs dirigeants à la science infuse.
Il faut être fier des profits des compagnies pétrolières et des banques, c’est du profit bien mérité qui sert la justice sociale.
Surtout, je me questionne sur la pertinence du profit et des richesses matérielles alors que nous sommes mortels et vivons dans un univers cruel qui s’amuse a vivisecter toutes ses créatures dans un jeu de proie-prédateur barbare.
Dans ce cas, je veux mon âme, je veux être ma propre source d’existence. Je suis révolté contre le principe de la conservation et de la thermodynamique qui agit en tyran et garde toute la vie captive et forcée d’être productive.
Dieu travaille t-il ? Alors moi non-plus !
Le problème pour les petits entrepreneurs c’est qu’il y a trop de burocratie. Ça prend une éternité pour obtenir un permis et un autorisation, double rapport d’impôt, rapport tps et tvq à tous les mois, etc. On passe 5 fois plus d’heures à faire de l’administration et remplir des rapports qu’il y a 15 ans.
De plus en plus nous devons faire affaire avec des experts: comptable, fiscalite, ingénieurs, spécialiste en r&d, notaires avocats, etc. On fait vivre beaucoup de monde.
Je crois qu’il y a des fonctionnaires qui ont comme travail de trouver des moyens de compliquer la tâche des pme.
De plus pourquoi les normes québécoises (environnementales, alimentaires, etc.) sont toujours plus sévères que les normes canadiennes qui elles sont plus sévères que les normes européennes.
Il est aussi souvent plus difficile de transiger avec les autres provinces qu’avec d’autres pays.
@Péteux
Si tu interviens sur un blogue, tu as internet? Un ordi? Une prise où le brancher? Tu manges quoi? Le produit de ta chasse? De ta pêche? De ton jardin?
J’sais pas mais si tu ne travailles pas et que c’est par choix, abstiens-toi donc de nous piper avec ça, svp.
Sans rancune, car ça ne t’enlève pas le droit de t’exprimer.
Je suis d’accord et totalement d’accord avec monsieur Gislain @ 10h19 et il serait interressant de calculer les coûts pour l’administration imposé par la csst, la tvq , les bénifices marginaux et le tas de fonctionnaires à vos fesses pour vous dire quoi et ne quoi pas faire dans votre entreprise.
L’omniprésence des instances gouvernementales provinciales enève le goût d’entreprendre quoi que ce soit au Québec en plus d’avoir un marché très restraint.Posez la question aux entrepreneurs immigrants ils ont une vue très objective et plutôt négatives face au ‘big brother’ du Québec!
« Think big…sti »… « Faut-être réalisse câl…se, des pov, yen aura toujours » Elvis Gratton. Il avait un garage. Un gros garage. Il cruisait les petite cégépiennes sur la rue. Du gaz yen vendait. Ça frappe un imaginaire collectif. Pas grand monde qui veut être associés à ce genre d’image. Le gros bouffon voyait des signes de $ dans sa soupe.
Malheureusement quand on entend certains entrepreneurs « frustrés » des aspects gauchistes du Québec, souvent ils ressemblent à Elvis dans leur propos limités. Pas grand monde voudrait s’identifier à ce genre de personne et si on me demandait si je voulais ressembler aux entrepreneurs que je connais, je dirais oui 2 fois sur 3. L’autre tiers des entrepreneurs je le classe dans les « chanceux ». Bonne place au bon moment, avec les bons amis. Voilà pour le sondage « peur de l’argent ». Plutôt peur d’être un Elvis Gratton.
Pour le retard d’entrepreneurship. Au Québec la population qui travaille se retrouve environ à 50%, ou plus ou moins 4millions de personnes. De ces 4millions il y a entre 500 000 et 600 000 gens employés directement par les gouvernements. Il y a aussi une bonne gang, disons 2 millions, de personnes qui travaillent dans ce que j’appellerais des PPP. Comme Bombardier, Dessault, Accurso, Whissel, les FIER, tous les employés de garderies peu importe leur forme. Donc ils sont sur le siphon gouvernemental ce qui est bien plus facile que de penser à créer son propre emploi.
Nous reste environ 1.5millions de personnes dans le vrai privé. Ils comprennent ce que le vrai privé rime avec précarité. La satisfaction du travail accompli à la sueur de son front, mais les vents de face à chaque jour et le risque de tornade qui guette toujours. Ce ne sont pas toutes les vraies entreprises privées qui deviennent des Cirque du soleil. Bref, ces gens sont sur leur garde.
En résumé je crois que oui le gouvernement fait mal au potentiel d’entrepreneurship, mais pas tant à cause de la paperasse (malgré ce qu’en dit la FCEI), mais bien parce qu’il permet à trop de gens d’être confortablement accotés sur lui.
@ Notarman,
Excellent commentaires!
Comme m.H.Bowles l’écrit nous avons une culture du sans risque et nous avons aussi peu de culture dans notre travail qui nous amène à dépasser la norme en fait de travail de qualité.
Comme Ghislain le dit la partie bureaucratique est lourde et elle fait peur à un employé très compétent dans son travail mais qui ne se résout pas à fonctionner à son compte par peur de ces fameux papiers.
Ne pas parler l’anglais ne nuis pas nécessairement mais le parler ouvre a un plus grand marché. En partant juste dans la région de Montréal à au moin 40 % de plus de clientèle.
Concernant les entreprises qui ne durent pas je pense qu’au départ un ou deux individus peuvent utiliser leurs talents mais lors de la croissance de leur entreprise ils ne sont pas nécessairement doués pour l’administrer avec une équipe de travail.Ils faut admettre ses limites et s’associer à une personne fiable ou retourner à l’école pour compléter ses connaissances
Certaines personnes ont tendances à traiter des gens de voleurs parce que le prix semble élever mais ils ne considèrent jamais le cout de l’outillage, du transport vers les lieux du travail, le temps pour faire des estimations auprès des clients et les risques encourus pour certain. Par exemple un émondeur peut grimper et couper des branches à des endroits risqués. Il doit prendre des précautions. Comme il est expérimentés et compétent son travail semble facile alors que la plupart des gens en seraient incapable sans causer des dommages.
Il y aussi des gens qui ne sont compétent dans rien parce que ce sont des losers et des paresseux ET en plus ils essaient de nous faire croire qu’ils sont fier de l’etre.
Ils ont toujours des arguments pour justifier de ne rien faire. Ce sont les bougons . Si ils sont des héros à la TV ils sont de gros zéro dans la vrai vie. Ils sont l’antithèse de nos entrepreneurs et ils sont en grande partie les démagogues qui répandent des idées négatives sur ceux qui sont pret à faire des sacrifices pour réussir.
@Wow Charles Deleon: Entrée fracassante
Merci, le commentaire était très intéressant à lire.
Comme vous dites, de la paperasse il y en a partout ailleurs. Cependant, ça prends des capitaux pour partir en affaires (stocks, main d’oeuvre, batiments….. ) et il y a probablement moins d’entrepreneurs en devenir ayant les capitaux suffisants que dans les autres provinces.
De plus, le ministère du revenu (l’agence) est beaucoup plus intolérent que dans les autres provinces (besoin urgent d’argent pour Bachand et Charest) et ils n’hésitent pas à fermer les entreprises en légère difficulté ou temporaire, par leur action rapide et sournoise, c’est épeurant pour tout nouvel entrepreneur.
Comme M. Dufresne l’as bien expliquer … La situation des
entrepreneurs existants est une reference… Au Quebec
la facon donc le ministere du revenue du Quebec traite les
Entrepreneurs est une reponse en soi !!!!!
Bonjour David,
L’entreprenariat me touche profondément. Je suis impliqué notamment auprès du CLD de ma région afin de sièger sur un conseil qui permet aux entrepreneurs qui veulent démarrer leur entreprise, de bénéficier d’un soutien financier (programme Soutien Travailleur Autonome). Je suis Comptable agréé et Fiscaliste. Je suis également entrepreneur, professeur à la maitrise en fiscalité et j’ai également enseigné aux étudiant au étudiants du MBA.
Selon moi, pour trouver la solution au manque d’entreprenariat, il faut chercher les causes. Pour moi, il y en a plusieurs mais je vais focuser sur les 3 causes les plus importantes :
1) on ne sait pas si on fera un bon entrepreneur:
L’entreprenariat n’est pas fait pour tous. Il faut avoir la personnalité, les aptitudes et les valeurs personnelles pour le faire. Par exemple, quelqu’un qui est trop timide ne survivra pas dans l’entreprenariat, idem pour quelqu’un qui ne veut pas faire d’argent (sinon il faut partir un organisme de bienfaisance). Je crois que la solution à cette cause est d’offrir des formations sur l’entreprenariat, une vrai. Elle comporterait d’abord et avant tout une sélection des étudiants selon leur personnalité entreprenariale. On leur apprendrait par la suite les erreurs à ne pas faire et les raisons qui sous-tendent (et je parle ici de la réalité pratique, pas théorique).
2) on a peur de faire faillite
Bien entendu, c’est le plus gros risque de se lancer en affaires. Il faut être en mesure de vivre avec la conséquence. La solution: je crois qu’il faut démystifier cette bibitte qui fait peur. Ok, il se peut que vous fassiez faillite. Quelles sont les conséquences au point de vue financier, personnel, comment s’en sortir si cela arrive, etc. C’est en confrontant et simplifiant nos peurs qu’on arrive à les combattre.
3) on a peur de trop travailler
C’est un fait, souvent les entrepreneurs travaillent plus que les employés. La solution: il faut faire comprendre aux entrepreneurs potentiels que s’ils choississent d’être entrepreneurs, ils doivent le faire dans quelque chose qui les passionnent. Ce faisant, le travail, même en grande quantité n’a plus d’importance puisqu’on aime ça, ça fait parti de nous.
4) On a pas les moyens financiers de démarrer
C’est une réalité triste mais réelle. Je crois que beaucoup de gens ne peuvent partir leur entreprise par manque d’argent. Il faut souvent entre 10 000$ et 250 000$ pour partir une entreprise. Très peu de gens de la classe moyenne ont réussi à économiser cette somme. Solution: il existe des programmes (notamment avec le CLD et d’autre organismes privé-publics) qui subventionnent. Cependant, ils ne couvrent pas toutes les situations et surtout très peu l’octroi de prêt ou subvention pour se lancer en affaires si le promoteur a très peu d’actifs ou qu’il a déjà un emploi. Il faudrait donc revoir l’éventail des programmes afin de couvrir ces manques.
J’en aurais pour plusieurs…
Après tout ce bla bla sur le pourquoi du pourquoi, il faut chercher vraie la source du problème, c’est à dire le système financier corrompu en soi qui est basée sur la dette perpétuelle. Payer une dette avec une autre dette et des intérêts et ainsi de suite. Ce système ne repose même pas sur l’argent véritable (or, argent) mais sur des papiers commerciaux qui ne valent rien en soi (promesses de paiement). Si vous comprenez ce système, il mène directement à la faillite 9 fois sur 10. Posez la question c’est d’y répondre comme dirait l’autre…
Dans mon cas, j’ai déménagé mon entreprise au Nouveau-Brunswick. J’avais dix employés ici au Québec et un chiffre d’affaire d’environ 1M$/an. Je m’octroyais un « salaire » d’environ 90K$/an et le reste demeurait dans l’entreprise (salaire, matériel, etc …). J’avais besoins d’environs dix permis différents pour exploiter mon entreprise, et avec la papperasserie provinciale, municipale et fédérale — je devais gérer cela à temps plein au lieu de gérer mon entreprise.
Finalement, j’ai lancé la serviette — et j’ai pris mes « cliques et mes claques » et j’ai déménagé au Nouveau Brunswick. Saviez-vous qu’au NB vous aviez un guichet unique pour les entrepreneurs? Ils vous prennent litérallement par la main et j’ai coupé mes frais administratifs de moitié.
Maintenant, mon entreprise à 25 employés … et j’ai quadruplé mon chiffre d’affaire. J’ai maintenant des employés qui s’occupent des tracas administratifs (qui sont moindre de toute façon).
C’est bien platte, mais c’est ça. Non seulement mon entreprise payait des taxes au Québec, je payais des impôts au Québec, et mes dix employés idem. Bref, toute cette belle argent pour financer vos fonfons à tout accabits, pour financer les retraites des fonfons qui la prennent à 50 ans pendant que ceux qui travaillent au privé doivent la prendre à 70 pour les payers … fini pour moi.
Oui le Québec est un « enfer fiscal » — par opposition à un paradis fiscal.
Je suis propriétaire d’une entreprise de 30 employés et que j’ai fondé en 2000.
Est-ce que lancer une entreprise est quelquechose de facilel? NON.
Aucun salaire pendant 3 ans; investissements d’une bonne part de mes économies personnelles, des semaines de travail d’au moins 50 heures; beaucoup de roulement d’employés au début. Multiples frustrations face à la concurrence; aucune aide gouvernementale; des endossements personnels partout; beaucoup de temps dépensé à faire des rapports d’impôts, de rapports de taxes de vente, de rapports de déductions à la source, des rapports à la CSST, aux Normes du travail, etc.
Après 12 ans en affaires et connaissant toutes les exigences d’une entreprise, je ne crois pas que j’aurais encore la motivation de refaire le même cheminement.
M. Descoteaux, J’aime votre affirmation: «Chaque fois, j’imagine des Québécois un peu tarés, entassés dans une église un dimanche après-midi, se faisant enfirouaper par le curé du coin». « Argent = pas bon. Pauvreté = paradis ».
Cette affirmation ressemble étrangement au constat de Borduas dans le Manifeste du Refus Global de 1948: « Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable».
Il ne faut pas chercher de midi à 14 heures pour comprendre le rapport entre le Québec et l’argent! Depuis notre Capitulation en 1759 Jusqu’en 1960, notre Nation fut tenue dans un marasme qui eut pour conséquence d’être environ 200 ans en retard sur les grandes Nations que sont la France, l’Europe, l’Angleterre et ce qui allait devenir les USA. Le développement propre à ces grandes nations était orienté sur les philosphies et les idéologies des Lumières du 18e Siècle, qui mettaient de l’avant les concepts de liberté individuelle, du droit de la propriété et d’entreprendre. Je rappelle à tous que les concepts de base de cette philosophie prônés par la Bourgeoisie mercantiliste voulait écarter les abus de la Religion et son imbrication dans les pouvoirs politique. Benjamin Franklin, George Washington et Thomas Jefferson (Tous des Francs-Maçcons) étaient de ce courant de pensée lorsqu’ils ont amorcé la Révolution américaine contre l’Angleterre.
Nous aurions dû emboîter le pas aux américains insurgés et nous battre pour obtenir notre Indépendance face à l’Angleterre!
Notre problématique se situe à plusieurs niveaux:
- Notre Nation a une déficience identitaire qui nous poursuit toujours du fait que nous sommes un peuple conquit et originellement délaissé par sa mère Patrie aux mains dans Anglais.
- l’Acte de Québec de 1774, qui était carrément un pacte du diable entre le Clergé catholique et les Anglais, mais qui permis tout de même de sauver de notre langue et nos us et coutumes, ouvra grande la porte au pouvoir moral de la religion sur les Québécois. Les Anglais légalisaient la Religion Catholique mais en échange le clergé devait contrôler la population francophone pour éviter toute insurrection. Nous avons été victimes de ce pouvoir moral juqu’en 1960.
- Notre conception du pouvoir et du leadership a en fait toujours été empreinte d’un sentiment de Négligé! Par exemple, lors de l’Adoptation de l’Acte d’Union en 1840, le Canada-Anglais (Canada-Ouest) qui était très PEU peuplé avait le même nombre de députés que le Canada-Francophone (Canada-Et) qui était fortement beaucoup plus peuplé! Et pis encore, malgré cela, Lord Durham recommandait l’assimilation culturelle des Francophones et l’utilisation seule de…
Suite de mon texte:
Comme je l’expliquais précédemment, notre rapport au leadership et au pouvoir en ait un de Négligé!
Ce même rappport de force eut lieu pendant la période d’Industriaisation des années 1800. Le Québécois, il travaillait dans une shop, aux mines, dans la fôrêt, etc. et la plupart du temps pour le compte de riches propriétaires anglophones d’entreprises très riches et qui payaient des salaires disont pas trop trop élevés.
Heureusement pour le Québec, il y eu les Gouin, les Henri-Bourassa, Louis Riel, et autres qui ont dénoncé le Sous-développement des Québecois. Par exemple, l’École des Hautes Études Commerciales (dont je suis moi-même un fier diplômé de 2005), a été fondée en 1905 afin de favoriser l’émancipation entrepreneuriale des Francophones et de former une élite des affaires québecoises!
Il a fallu finalement attendre jusqu’en 1960 avec la Révolution Tranquille avant de finalement pouvoir écarter pour de bons la Religion du Pouvoir politique et morale! « C’est l’temps qu’ça change » était le slogan du Parti Libéral du Québec (Charest devrait p-ê se rappeller ce slogan!)
En conlusion, je ne crois pas que le Québécois ait un problème avec l’argent ni à en faire.
Je crois plutôt que le statut historique de négligé, de porteur d’eau ou de cheap labour du Québécois l’a inconsciemment tenu à être sur ses gardes devant un leadership, un boss ou un pouvoir financier qui pourrait potentiellement l’exploiter comme du cheap labour et le considérer comme inférieur.
J’ai 28 ans, Représentant des ventes dans le domaine industriel, suis de la Génération Y, dite de zappeuse, peu travaillante et de rois qui ont tout obtenus tout crus dans le bec. (Je rappelle que nous sommes bien le produits de quelque chose, d’idées et de valeurs qui nous ont précédés……!)
Mais je peux rassurer bien des gens en affirmant que je ne me suis pas rendu profesionnellement la ou je suis présentement sans travailler dur, sans foncer! Je rêve depuis toujours de lancer ma propre entreprise et d’être infépendant le plus possible pour ne pas être tributaire des décisions de grandes entreprises peu flexibles qui ne comprennent que leurs Bilans financiers et le cours de leur action, et cela jusqu’à en piper les dées!
Tous mes amis se longues dates, eux-même issus de la Génération Y ont sensiblement le goût d’entreprendre:
Un a 30 and et vient d’acheter son 2e Tripley à Ahuntsic et recommence à s’embarquer dans de grosses rénos!
Un autre travaille pour SNC comme comptable mais fait des petits contrats de tenu de livre et impôts pour particulier.
Un autre se lance progressivement comme entrepreneur dans la construction.
Baby-boomers, ne soyez pas inquiets il y en a de la relève chez les Kids X et Y et ont s’en vient!
Cependant, pour revenir à un aspect plutot politique, je continue de penser que le Québec se doit à tout prix trouver son identité propre et régler ses démons passés. Cela passe à mon avis par…
Suite…
la nécessité de s’auto-déterminer politiquement en tant que nation et pays souverain. Une souveraineté-association qui, NON, ne doit pas se cantonner du côté gauche ni même trop du côté droite!
Ça prend un juste milieu, un équilibre, un Gouvernement qui cesse de jouer à la Nounou tout azimut, qui cesse de gaspiller et de mal gérer nos sous durement gagnés. Un Gouvernement qui supporte ses citoyens de façon efficace dans ce que doit être son rôle essentiellement de base: assurer l’accessibilité à l’éducation et aux soins de santé efficacement à tous; favoriser les mesure qui permettent d’accroître notre démographie (mesures natales) et assurer un filet de sécurité en cas de besoins car personne n’est à l’abris d’une bad luck en cette nouvelle ère économique. Mais un filet de sécurité qui a une LIMITE! Fini le BS indéfini qui engendre une autre génération de BS. Les gens aptes à travailler doivent se responsabiliser à un certain moment et faire comme la plupart de nous tous font: se lever le matin et aller faire son boulot! Le Gouvernement doit à un certain moment mettre ses culottes et refuser payer pour des gens qui ne sont pas capabes de se botter le derrière.
Le Québec déborde de gens bourrées de talent et d’idées, de patenteux, d’ingénieux, d’artistes et artisans… On a tout ce qu’il faut pour développer notre esprit d’entrepreneurship. Notre Gouvernement doit faire tout en son possible pour simplifier, encourager et aider la création d’entreprises.
M.Frank D ..tellement vrai votre petit rapport historique que meme la France lors du massacre des huguenots par les catholique a perdu des gens ayant l’esprit entrepreneurial qui se sont dirigés vers l’ Allemagne et l’Angleterre.
Ils ne pouvaient venir en Nouvelle-France étant catholique accoté dans le plancher.
C’était une question de philosophie et de mentalité.
Ils auraient pu etre de nos ancetres mais non.
Mais depuis 50 ans..lalala me semble qu’on devrait se réveiller.
J’ai un fils de 25 ans qui valait rien à l’école.Il etait habitué aux échec scolaire.
Il a fini de peine et de misère ses études secondaires et il travaille dans la construction.
Il reve de partir son affaire mais il a peur des papiers.Il ne le dit pas mais je le sais.
à 25 ans il est déjà contremaitre. Son métier il le vit et le respire.
Son chantier il le voit en 4 dimension incluant ses matériaux à faire livrer et la cadence de travail de ses employés.
Il ne cesse de graduer et plusieurs hommes d’affaires le voudrait. La journée ou il ne sera pas traité comme il pense qu’il vaut…il va probablement s’aventurer encore plus loin.
Il entrera en concurence avec ces hommes d’affaires.
Il aime les défis et en redemande à son patron lorsqu’il fait des soumissions.
Le truc je pense c’est de rester dans une zone de confort assortie d’un peu d’audace et de faire confiance à son talent. L’expérience entrant les bouchées deviennent de plus en plus grosse. Je ne parle pas de gourmandise mais de capabilité et de confiance pour abatrre d’autres défi plus complexe.
Lorsqu’il finit un contrat je le vois dans sa face…il est fier et il a hate de terminer l’autre déjà entrepris.
L’intelligence n’est pas seulement académique. Elle peut l’etre dans la manière de fonctionner ou de faire fonctionner les autres. Elle peut etre dans la conception du travail.
Avoir peur de manquer son coup ce n’est pas anormal. Ce qui est anormal c’est d’etre tellement orgueilleux et de ne pas meme se donner sa chance par peur de l’échec.
Quelques une ont dit que connaissant tous les obstacles qu’ils ne recommenceraient pas.. Mais est ce que la fierté d’avoir réussit une pareille entreprise ne valait pas le cout. Est ce qu’ils retourneraient travailler pour un autre patron.
Mais surement qu’ils ont raison on ne cesse au Québec d’inventer des controles de tout et de rien y compris pour les grenouilles vertes à pois qui grimpent dans les peupliers.
PS . On ne peut pas non plus etre tous des patrons.
M. Charles Deleon,
Un très bon texte; provenant clairement des tripes!
LÃ on se parle.
Les diplômes universitaires ne sont que rarement tributaires des réelles capacités d’une personnes. Les diplômes demeurent, plutôt qu’une fin en soi, souvent une convention sociale pour catégoriser et hiérarchiser les gens.
Clairement, je ne suis pas de ceux qui pensent que le fameux diplôme accroché au mur fera de la personne qui le possède celle qui a la science infuse ni nécessairement une personne compétente. Je connais personnellement plusieurs personnes avec un diplôme universitaire qui sont simplement cons ou sans envergures et n’ont malheureusement pas la capacité de se mettre en perspective face aux défis rencontrés au quotidien ni capables d’opérer dans le feu de l’action.
Comme vous le dites, on ne peut pas tous être des patrons et heureusement que ce soit ainsi! Sauf que l’on peut tous devenir le meilleur (très relativement parlant) dans ce que l’on fait et avons le droit de vouloir avancer et il faut le revendiquer haut et fort! Ne pas avoir peur, foncer mais aussi demeurrer réaliste. Tout se passe entre les deux oreilles. C’est de cette confiance, cette zone de confort dont vous parlez probablement?
L’intelligence n’est pas seulement académique et vous avez raison. L’intelligence est d’abord et avant tout la capacité d’adaptation d’un être vivant et sa réponse au monde et à l’environnement changeant sans cesse.
Lorsque vous parliez de confiance et de zone de confort, cela me rappelle un crédo d’un de mes premiers patrons à l’âge de 16-17 ans qui me disait:
Souvent, l’attitude plutôt que l’aptitude détermine ton altitude!
Pourquoi? Parce que nous sommes tous humains! Quand l’on apprend à naviguer dans cette zone de confort et à se mettre en perspective en s’auto-analysant, par l’introspection ou même parfois en recevant les durs commentaires de nos proches qui nous ramènent toujours les deux pieds sur terre, on se doit d’évoluer et de mieux répondre.
Je pense que le plus important est de se connaître soi-même ainsi que ses propres limites personnelles. Ca prend des années; certaines personnes n’y parviennent pas ou n’y parviennent que partiellement. Mais surtout, on doit se rappeller que nous sommes chacuns les maîtres absolus de notre devenir (ou destinée pour faire cela plus cute!). Chaque jour on choisit une direction, on prend des décisions; parfois bonnes ou mauvaises mais notre intelligence doit nous guider à mieux répondre face aux changements constants et à l’évolution normale des affaires de la vie et mieux décider pour orienter notre vie positivement dans le respect de la vie des autres.